0
0
0
s2sdefault

Ce gros ventre, c’est la torture, 

Mais Rose, habituée, se tait et endure.

Rose vit un moment important, l’arrivée de leur premier enfant

Mais Marco lui n’a pas le temps.

Seule, jeune femme, elle sort de la voiture, pas un mot ni de larmes.

 

La vie, la naissance pourtant se trame.

C’est enfui l’amour, c’est éteint la flamme !

Rose de sa vie porte le blâme. Voilà le drame.

 Un vrai compagnon vous accompagne, vous tient la main, vous embrasse.

 

Pour Marco, lointain, sa compagne, son destin, l’embarrasse.

 Son mari la conduit à la porte de l’hôpital et vite il détale.

Il est un homme. Où est donc le mal ?

 Marco a fui la naissance de son enfant

Abandonnant Rose à son tourment.

 

 Courageuse elle affronte l’inconnue

Dans un hôpital qu’elle n’a jamais vu

 

Ennuyée est la famille de Rose. Quel souci ! Ils sont moroses.

Qu’est-ce que le monde va penser ? D’en parler qu’ils osent !

Un étranger des vieux pays, elle a fait à sa tête et la voilà bien punie.

Notre soutien ? Qu’elle quête, loin du promis paradis.

Trois mois de vie commune. Rose se marie, situation inopportune.

 

Épousailles sans fortune, Réjouissances font lacunes

La maman Émilie n’est pas venue.

Déconvenue devant ce mariage malvenu.

Elle s’est abstenue.

 

Qu’elle se débrouille dans ce pétrin ou elle s’est foutue.

Rose, plus fière qu’aucune au gré de l’espoir taciturne 

Avance la tête haute dans l'allée commune

D’amour pour son homme, elle se consume

 

Ses espoirs évaporés telle une pâle brume dans un clair de lune.

 Qui sera là pour tenir la main de cette jeune âme ? 

Aucune. Voilà le drame !

 

Pourquoi Rose a-t-elle mérité ce destin infâme ?

Spasme de l'insolence de la jeunesse trop vite évanouie

 Tu as eu tort. Qu’il en soit ainsi 

 Retiens tes larmes 

Accepte ton sort femme.

 

Add comment